Dans notre période de bouleversement des modèles mentaux, si le Regard sur la guerre negénère pas de nouveaux problèmes, ne sommes-nous pas conduits à la stagnation théorique ?Tel est posé le véritable enjeu de cet essai. Son but est de relier deux éléments paradoxalementdifficilement dissociables : le problème de la connaissance, théorie, et le problème de l’action, praxis.Si dans cet ouvrage la nature de l’objet étudié n’a rien de nouveau, les recherches de l’auteurconduisent à présenter la guerre d’une nouvelle manière. Et c’est là que se tient la véritableinnovation de ce livre. Elle est pédagogique. En s’appuyant sur une approche épistémologique etméthodologique, la guerre est d’une part présentée sous le prisme de modèles dynamiques ( antique,féodal, étatique, européen et occidental ) et d’autre part, par six dominantes qui caractérisent sonétat actuel. Cet état des lieux polémologique permet de conduire une analyse stratégique globale.Le monde actuel est alors qualifié d’Empire du désordre dans lequel un modèle quantique de la guerresemble s’imposer. C’est là que se situe le changement de paradigme entre la guerre étatique etla guerre quantique, point fondamental d’un raisonnement qui place le couple Vainqueur-Vaincuau centre de tout questionnement sur la construction de toute structure épistémique de la guerre.Cette École de la défaite doit finalement être comprise comme une attitude mentale nécessaire audéveloppement une histoire critique de la guerre.