Au début du mois de décembre 2024, étaient célébrés les Shloshim
(cérémonie un mois après le décès de la personne) de Simon chez
Katy Hazan. On a eu l’idée à cette occasion de publier un livre de
témoignages sur lui de la part de ceux – volontaires bien sûr – qui
avaient été marqués par sa personnalité. Son fils – David – s’est chargé
de demander et de recueillir les témoignages en question de quelques
lignes ou quelques pages. Sa femme – Florence – s’est occupée de
les relire et de les organiser. La présente publication aux éditions
Le Manuscrit doit aussi à l’aide de notre amie Katy Hazan. Que ceux
et celles qui n’y figurent pas – soit parce qu’ils n’ont pas répondu à
notre sollicitation, soit parce qu’on ne les a pas sollicités –, ce qui ne
préjuge en rien de leur attachement à l’égard de Simon, ne nous en
veuillent pas… Ces témoignages dessinent bien la figure de Simon et
l’attachement qu’il a su provoquer chez les uns et les autres.
Simon c’était la maîtrise (une des phrases qu’il préférait était : « Un
homme ça s’empêche » – auquel il ajoutait : une femme aussi, tirée
du livre d’Albert Camus dans lequel il rend hommage à son père Le
Premier Homme), mais aussi, plus rarement, le lâcher-prise face à
l’émotion. Bref, Simon était un être complexe comme le sont tous les
gens intéressants. Dans ces temps d’octobre 2025 (ou 5786), entre
Rosh Hashanah (le Nouvel An juif) et Yom Kippour (le jour du Grand
Pardon) les « jours terribles » comme on les appelle dans la Tradition,
prennent particulièrement sens quant au Retour sur soi, sur Dieu ?
(il se disait agnostique), sur les autres (il aurait été particulièrement
inquiet sur le et la morale d’Israël).
Ce qu’on a pensé en tout cas est que ça nous ferait plaisir tout comme
ça lui aurait plu aussi qu’on le fasse, histoire de ne pas le laisser nous
quitter si vite.