One Corporation n'est ni une entreprise ni un complot.
C'est le nom donné à ce qui se construit lorsque confort, technologie, gestion des crises, positivisme obligatoire, écologie de vitrine et logique des données s'alignent jusqu'à former un super-organisme sans visage - incroyablement efficace, parfaitement accepté.
Dans ce manifeste court et percutant, l'auteur montre comment nous avons glissé d'un monde gouverné par des acteurs identifiables à un système diffus, qui tient tout seul, avec notre consentement. Journée automatisée, scores invisibles, crises utilisées comme laboratoires, écologie transformée en outil de culpabilisation, langage neutralisé, jeunisme de vitrine, surveillance douce : chaque chapitre éclaire une pièce de la machine.
Mais le livre ne s'arrête pas au constat. Il dessine des lignes de résistance : mémoire longue, lenteur, ancrage local, zones irréductibles au calcul. One Corporation apparaît alors pour ce qu'elle est : une construction historique, donc finie - à condition de ne pas tomber avec elle.
Un texte accessible, sans jargon, qui se lit vite et reste en tête.
Pour celles et ceux qui sentent que "quelque chose" a changé sans toujours savoir le nommer.
À lire si vous vous intéressez :
aux mutations silencieuses de nos sociétés numériques et globalisées ;
à l'écologie, au politique et aux technologies sans discours complotiste ;
aux essais qui donnent une grille de lecture concrète (Orwell, Ellul, Debord, etc.) dans un format court.