Prix Charles Perrault de la critique du livre de jeunesse 1996. Si c'est, entre autres, le rôle de la littérature pour la jeunesse de garantir désormais, tel un contrepoids ŕ une civilisation de l'image triomphante, ce goűt durable de la lecture qui préserve le temps de réfléchir ŕ la substance des mots, ne faut-il pas se demander de quels procédés narratifs dépend l'adhésion du jeune lecteur ŕ l'oeuvre romanesque? Dans tout domaine linguistico-culturel, la participation juvénile au récit relčve de caractčres narratifs communs (la perspective, les dialogues, la cohérence interne, etc.), dont l'évolution historique a toujours accompagné les progrčs accomplis sur la voie de l'ouverture ŕ l'enfance et ŕ l'adolescence. La présente étude se propose de déterminer les exigences de la narration accessible ŕ un public défini par son âge et ses préférences. S'appuyant sur de nombreux exemples tirés des romans du passé et des succčs modernes confirmés dčs leur pays d'origine, elle s'efforce de souligner ŕ la fois continuités et ruptures, et s'adresse ŕ toutes les catégories de chercheurs concernés par la fonction éducatrice.