La règle est simple. Elle a traversé les siècles.
Ne jamais ouvrir la porte du fond.
Diego Salazar prend son poste de geôlier au Castillo de San Jorge en septembre 1560. La première nuit, il entend des coups dans une cellule qui n'existe dans aucun registre. La troisième nuit, une voix dit son prénom.
L'ancien geôlier a tenu vingt-deux ans avec des mains tremblantes. Il est mort quinze jours après avoir tout dit à Diego - assis dans son fauteuil, les yeux ouverts, l'air satisfait.
Derrière la porte aux trois verrous, quelque chose connaît les secrets des vivants et les noms des morts. Quelque chose qui était là avant la cellule, avant le bâtiment, peut-être avant la ville. Quelque chose qui a gravé des centaines de prénoms dans la roche du mur du fond - dont celui de Diego.
Et qui attend depuis longtemps qu'il réponde.
Un thriller surnaturel d'une précision clinique, qui tient éveillé non par l'horreur de ce qu'on voit - mais par la terreur lente de ce qu'on comprend.