Carte Fontcaude THIERRY MILHÉ

Fontcaude

Limbă: franceză
Legare: Carte broșată
Disponibilitate: Așteptăm intrarea în stoc
Ediția 02. 06. 2026
149.05 lei
Été 2034. Mathieu Valdès, milliardaire français issu de l'intelligence artificielle, a racheté et re...

Informații despre carte

Limbă
franceză
Legare
Carte - Carte broșată
Publicat
2026
Pagini
388
EAN
9798197304421
Enbook ID
52746796
Greutate
450
Dimensiuni
140 x 216 x 20

Descriere completă

Été 2034. Mathieu Valdès, milliardaire français issu de l'intelligence artificielle, a racheté et restauré l'abbaye prémontrée de Fontcaude, dans l'arrière-pays de l'Hérault. Il y convoque douze intellectuels internationaux - mathématiciens, philosophes, juristes, ingénieurs - pour rédiger en sept jours une charte éthique de l'IA, un contre-Yalta numérique destiné à empêcher la confiscation de ces technologies par quelques puissances. Il installe un brouilleur de signal dans la sacristie : Fontcaude sera coupée du monde.
Mais Mathieu n'est pas seulement un organisateur. Il détient sur chacun des douze un dossier de vulnérabilités personnelles - secrets, failles, dettes morales - qu'il compte utiliser pour orienter les débats. Le dispositif est celui d'un manipulateur qui se croit architecte du bien commun.
Trois événements imprévus fissurent ce théâtre. D'abord, l'arrivée non invitée de Véra Morel, ancienne associée et ancienne compagne de Mathieu, dont la rupture - née d'un désaccord fondamental sur le partage libre des outils qu'ils avaient construits ensemble - constitue le miroir exact de ce que Fontcaude prétend résoudre. Ensuite, la découverte qu'un participant communique avec l'extérieur malgré le brouilleur, ouvrant une enquête parallèle qui révèle autant sur Mathieu que sur le groupe. Enfin, un tremblement de terre en Californie, dont les nouvelles parviennent par bribes à l'abbaye, jusqu'à ce que Mathieu coupe lui-même le brouilleur pour permettre à Andrew Whitfield de tenter d'appeler sa fille perdue de vue à San Francisco. L'appel restera sans réponse.
Au fil des sept jours, les séances de travail dans la salle capitulaire alternent avec les aveux, les affrontements et les rapprochements du cloître et de la garrigue. Shirin, mathématicienne que Mathieu aime en silence depuis dix ans, refuse d'entrer dans le rôle qu'il lui assigne. Elena, ouvrière devenue la conscience morale du groupe, ramène sans cesse les débats à la matière concrète. Le triangle Mathieu-Véra-Shirin traverse le roman comme une ligne de faille intime sous l'édifice intellectuel.
La charte est finalement signée - sept principes, un préambule, une fin ouverte - mais son statut reste ambigu. À peine Mathieu se reconnecte-t-il au monde qu'il découvre que sa propre ancienne holding repositionne déjà ses brevets pour exploiter le texte.
Trois ans plus tard, Mathieu raconte. Le récit rétrospectif est moins un plaidoyer qu'un procès que le narrateur instruit contre lui-même sans jamais parvenir à se condamner tout à fait. L'ironie centrale du roman tient en une phrase : l'homme qui voulait empêcher la confiscation du monde par quelques-uns est devenu, à Fontcaude, exactement ce qu'il prétendait combattre.