Marie a deux enfants, un mari qu'elle aime, une vie saturée de gestes ordinaires.
Rien d'exceptionnel. Rien d'héroïque.
Jusqu'au jour où une IRM révèle une tumeur au cerveau.
Elle choisit de l'appeler "la mandarine".
Pour tenir debout.
Pour donner une forme presque domestique à ce qui menace de tout emporter.
De l'annonce à l'opération, du retour au foyer à l'apparition du mot "cancer", elle traverse une géographie intime de la peur :
la dépossession du corps, la fragilité de la mémoire, l'organisation comme rempart, l'amour comme dernière certitude.
Chronique d'une Mandarine n'est pas un récit de combat.
C'est l'exploration lucide d'une femme qui découvre que survivre ne suffit pas : il faut continuer d'être mère, amante, vivante.
Un texte sur ce qui reste quand le corps vacille.
Sur ce que l'on transmet quand on croit pouvoir disparaître.